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Centre national de la Musique : protégeons l'exception culturelle française

En commission des Affaires culturelles, j'ai interrogé le Président du Centre national de la Musique (CNM) à propos de plusieurs pistes de réflexion pour protéger l'exception culturelle française. Cette dernière est menacée à plus d'un titre par la puissance des GAFAN, ces géants du Web (Google, Amazon, Facebook, Apple et Netflix). Mais aussi par le contexte économique inflationniste qui a des conséquences directes sur les entreprises du secteur culturelle.

 

Commission des Affaires culturelles : M. Jean-Philippe Thiellay, Président du Centre national de la Musique (CNM) - Mercredi 5 octobre 2022

 

Mon intervention


Monsieur le Président, monsieur le Secrétaire Général,


Alors que la situation économique du secteur en sortie de crise sanitaire est confrontée à de nouveaux chocs notamment inflationnistes, la pérennisation du CNM se pose de manière urgente si nous voulons continuer à promouvoir la création française.


Aujourd’hui le CNM est principalement financé par une taxe sur la billetterie des spectacles musicaux et de variétés. Le spectacle vivant contribue pour une très large part au financement du CNM, une asymétrie qui ne saurait satisfaire la filière. Se pose alors dans ce secteur la question de la participation d’autres acteurs au financement du CNM.


À l’heure où se multiplient les rachats de catalogues par de grands acteurs internationaux, le soutien à la diversité permet à la création française de conserver ses actifs et de promouvoir sa singularité sur un marché de plus en plus mondialisé.


Il peut également favoriser l’émergence de champions français et européens des industries culturelles, capables de concourir à notre exception culturelle et à notre renouveau industriel.


D’aucuns avancent l’idée d’une taxe streaming mais même si l’idée pourrait sembler bonne, voulons-nous vraiment impacter un secteur dans lequel des entreprises françaises comme Deezer sont leader sur le marché avec plus de 50% des parts de marché ?


Ou alors, êtes vous plutôt favorable à élargir la taxe TSV, également appelée « taxe YouTube », qui existe déjà pour le financement du Centre national du cinéma et de l'image animée et qui pourrait intégrer un volet pour le financement du CNM ?


Enfin, avec le développement des enceintes connectées Google et Amazon, se pose la question d’une nouvelle taxe sur ces objets connectés qui sont devenus un relai majeur de la radio en France ( près d’1 français sur 5 en possédant une en 2021 selon l’Arcom).


Face à ces propositions, comment selon-vous, financer de manière pérenne le CNM afin de préserver à la fois la diversité musicale et la souveraineté culturelle française tout en garantissant un rayonnement des artistes français à l’étranger ?


Philippe Ballard Député de l'Oise

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