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Liberté, indépendance et pluralisme des médias ?


Ce matin en commission des Affaires culturelles, je me suis exprimé sur le rapport d'évaluation de la loi du 14 novembre 2016, qui ambitionne de renforcer la liberté, l'indépendance, et le pluralisme des médias.


Les zones d'ombre entourant le rôle des plateformes numériques, ainsi que les questions délicates du droit voisin et de l'intelligence artificielle, m'ont particulièrement interpellé.


J'ai également pointé du doigt l'absurdité de l'idée d'agrément pour les directeurs de rédaction, soulignant l'improbabilité pour un propriétaire de journal d'embaucher un directeur de tendance opposée.


Je me suis demandé, avec une certaine ironie, comment un tel système pourrait fonctionner sans dénaturer l'objectif d'une information honnête, indépendante, et pluraliste. Le coût exorbitant du reportage de qualité et la question de l'autocensure par crainte du politiquement incorrect ont aussi capté mon attention.


Enfin, j'ai abordé le défi de la concentration des médias, qui, tout en représentant un risque pour le pluralisme, pourrait également être une opportunité pour nos médias nationaux face aux géants du numérique.


Mon intervention visait à éclairer ces problématiques complexes et à inciter à une réflexion profonde sur l'avenir de notre paysage médiatique.




Examen du rapport de la mission d’évaluation de l’impact de la loi n° 2016 1524 du 14 novembre 2016

visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias

(Mme Isabelle Rauch et M. Inaki Echaniz, rapporteurs) - Mercredi 6 mars 2024



Mon intervention


Merci Madame la Présidente, j’ai lu attentivement pendant 2 heures votre rapport d’évaluation.


Concernant le rôle, parfois troubles des plateformes et du droit voisin, je partage votre constat et les pistes envisagés. Même chose concernant l’intelligence artificielle. Il est grand temps de se saisir de cette thématique.


Alors J’ai remarqué également que vous n’étiez pas d’accord sur le projet d’agrément des directeurs de rédaction. Nous avons déjà eu l’occasion de dire à quel point cette idée est absurde.


Le propriétaire d’un journal de gauche va-t-il embauché un directeur de droite et vis-versa et soumettre sa nomination au vote de la rédaction ? Non bien évidemment!


A l’échelle des médias audiovisuelles, privés et surtout publics on peut vous donner la tendance, tendance politique des résultats d’un tel scrutin. Je ne vous fais pas de dessin !  

Vous réclamez un traitement de l’information honnête, indépendant et pluraliste. Tout le monde est d’accord. Mais quel est le mode d’emploi…

 

faut-il se limiter à la lecture des dépêches d’agence… il s’est passé tel évènement à tel endroit à tel heure en présence de tels personnes… être uniquement factuel, ou bien laisser de la place au décryptage, à l’analyse, aux débats pour mettre en perspective l’actualité ?

 Vous préférez le reportage si j’ai bien compris.


Le problème c’est que ça coute très cher, car l’information à un coût, les chaînes d’informations sont déficitaires et que ces reportages sont très souvent produits par des sociétés de productions.


Curieusement lorsque vous parlez d’information honnête, indépendante et pluraliste il n’y a pas un mot dans le rapport sur le service public. Pourtant il y aurait beaucoup de choses à dire .

Vous évoquez l’autocensure, c’est vrai elle existe, #pas d’emmerdes, elle existe quand des journalistes s’autocensure par peur de ne pas être dans le politiquement correct.


Enfin vous évoquez la concentration. Ça pourrait être source d’un manque de pluralisme, oui, mais cela peut aussi être une chance pour nos médias Français afin de tenter de lutter contre les géants que sont les Gafam. Merci Madame la Présidente, j’ai lu attentivement pendant 2 heures votre rapport d’évaluation.


Concernant le rôle, parfois troubles des plateformes et du droit voisin, je partage votre constat et les pistes envisagés. Même chose concernant l’intelligence artificielle. Il est grand temps de se saisir de cette thématique.


Alors J’ai remarqué également que vous n’étiez pas d’accord sur le projet d’agrément des directeurs de rédaction. Nous avons déjà eu l’occasion de dire à quel point cette idée est absurde.


Le propriétaire d’un journal de gauche va-t-il embauché un directeur de droite et vis-versa et soumettre sa nomination au vote de la rédaction ? Non bien évidemment!


A l’échelle des médias audiovisuelles, privés et surtout publics on peut vous donner la tendance, tendance politique des résultats d’un tel scrutin. Je ne vous fais pas de dessin !  


Vous réclamez un traitement de l’information honnête, indépendant et pluraliste. Tout le monde est d’accord. Mais quel est le mode d’emploi…

 

faut-il se limiter à la lecture des dépêches d’agence… il s’est passé tel évènement à tel endroit à tel heure en présence de tels personnes… être uniquement factuel, ou bien laisser de la place au décryptage, à l’analyse, aux débats pour mettre en perspective l’actualité ?

 Vous préférez le reportage si j’ai bien compris.


Le problème c’est que ça coute très cher, car l’information à un coût, les chaînes d’informations sont déficitaires et que ces reportages sont très souvent produits par des sociétés de productions.

   

Curieusement lorsque vous parlez d’information honnête, indépendante et pluraliste il n’y a pas un mot dans le rapport sur le service public. Pourtant il y aurait beaucoup de choses à dire.


Vous évoquez l’autocensure, c’est vrai elle existe, pas d’emmerdes, elle existe quand des journalistes s’autocensure par peur de ne pas être dans le politiquement correct.


Enfin vous évoquez la concentration. Ça pourrait être source d’un manque de pluralisme, oui, mais cela peut aussi être une chance pour nos médias Français afin de tenter de lutter contre les géants que sont les Gafam.


Philippe Ballard
Député de l'Oise

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